Page d'accueil
Biologie
.
Les Méduses
.
L'ombrelle d'une méduse est composée d'une substance gélatineuse appelée "mésoglée" contenue entre deux couches cellulaires: la couche externe ou "ectoderme", formant l'enveloppe protectrice et la couche interne ou "endoderme" délimitant la cavité gastrique qui contient les organes digestifs. 
Le corps des méduses présente une symétrie radiée de type quatre. De la bouche qui est située au centre de la partie inférieure de l'ombrelle partent des tentacules dont le nombre est de quatre, ou un multiple de quatre. Chez certaines espèces comme la Pélagie, on observe la présence de filaments qui partent du bord de l'ombrelle et peuvent mesurer plus de dix mètres de long. Ces filaments sont porteurs de cellules urticantes, mais ne sont développés qu'à certaines périodes du cycle annuel. 
LES NEMATOCYSTES, sont des cellules en forme de capsules. Elles contiennent du venin et chacune d'elles contient un filament épineux enroulé en spirale. La projection du filament est déclenchée par un cil sensitif ou "cnidocil", capable de détecter le moindre effleurement. Les nématocystes peuvent agir de trois façons différentes: 
- Ils paralysent les plus petites proies en s'enroulant autour.
- Recouverts d'une sécrétion aux fortes propriétés adhésives, ils immobilisent la victime le temps qu'il faut pour la consommer. 
- Les épines disposées le long du filament s'implantent dans les chairs de la victime, l'immobilisent et facilitent de ce fait la pénétration du liquide urticant. 
D'autres cellules spécialisées ne contiennent pas de venin mais possèdent les propriétés adhésives. Elles portent le nom de "spirocystes" et contribuent à la capture de petites proies. 
Toutes les espèces ne sont pas dangereuses pour l'homme. En Méditerranée, parmi les espèces les plus courantes, seule la méduse Pelagia noctiluca inflige de douloureuses brûlures. Les autres ne provoquent que des rougeurs avec apparition de petits boutons cutanés. 
Les méduses sont carnivores. Elles peuvent, grâce à leurs cellules urticantes appelées "nématocystes" paralyser des proies parmi les poissons ou autres invertébrés. 

COHABITATION:  Les ombrelles des grandes méduses servent souvent d'abri à des petits poissons. Sur notre côte, il s'agit de la grande méduse Rhysostoma pulmo qui abrite des alevins de Chinchard ou Sévereau. Ces alevins sont acceptés par la méduse et ne provoquent pas le déclenchement des cellules urticantes. Les jeunes poissons bénéficient de cette excellente protection pour échapper aux prédateurs. Ceci dit ... la méduse a aussi le droit de se tromper !